L'indemnité que presque personne ne réclame
Dernière mise à jour : 2026-09-05
Ce que vous récupérez
75 % du prix du billet dès 3 h de retard
25 % de commission, uniquement si vous êtes indemnisé par virement. Gratuit dans tous les autres cas.
Vérifier mon trajetDeux voyageurs sur trois ne réclament jamais
En 2023, 6,5 millions de voyageurs ferroviaires remplissaient les conditions pour être indemnisés d'un retard. 2,3 millions ont été dédommagés — par la SNCF comme par ses concurrents. Le chiffre est publié par l'Autorité de régulation des transports dans son Rapport sur le marché du transport ferroviaire en 2023, paru en février 2025.
Autrement dit, près de deux voyageurs sur trois laissent passer une somme qui leur est due. Ce n'est pas un refus : c'est une demande qui n'est jamais déposée — et c'est précisément l'étape qu'on a supprimée.
Ce que vous récupérez
75 % du prix du billet dès 3 h de retard
25 % de commission, uniquement si vous êtes indemnisé par virement. Gratuit dans tous les autres cas.
Vérifier mon trajetLes quatre chiffres, et d'où ils viennent
Quatre mesures circulent sur ce sujet. Elles ne disent pas la même chose et ne couvrent pas le même périmètre — les confondre est la meilleure façon d'annoncer un chiffre faux.
| Chiffre | Ce qu'il mesure | Périmètre | Source, date |
|---|---|---|---|
| 6,5 M indemnisables, 2,3 M dédommagés | Des voyageurs : combien pouvaient l'être, combien l'ont été | Toutes compagnies ferroviaires, France, 2023 | ART, Rapport sur le marché du transport ferroviaire en 2023, février 2025 |
| 119 M€ dus, 49 M€ réclamés | Des euros : 70 M€ jamais demandés, soit 59 % du montant | Groupe SNCF seul, 2023 | Enquête franceinfo, citée par la question écrite n° 7132 |
| Moins de 4 passagers retardés sur 10 | L'usage des dispositifs de compensation, pas leur issue | Ferroviaire voyageurs, France, 2023 | ART, même rapport |
| 61 % n'obtiennent rien | Le sort des voyageurs ayant subi 1 à 2 heures de retard | Enquête consommateurs | Familles rurales, mars 2025 |
Ne les confondez pas entre eux : ils ne portent pas sur le même périmètre (la SNCF seule pour les euros, tout le secteur pour les voyageurs) et ne mesurent pas la même chose (obtenir l'indemnité n'est pas utiliser le dispositif).
Le sujet a été porté au Parlement par la question écrite n° 7132 de Mme Marie-José Allemand, députée, publiée au Journal officiel le 27 mai 2025 et ayant reçu une réponse du ministère le 9 septembre 2025. C'est cette question qui a fait circuler les chiffres ci-dessus au-delà du rapport de l'ART — le Parlement les a repris, il ne les a pas produits — et qui interroge le gouvernement sur la généralisation d'une indemnisation versée sans démarche du voyageur.
Votre train est peut-être concerné.
Vérifier mon trajetPourquoi si peu de demandes
L'explication tient à l'enchaînement de conditions qu'il faut réunir, et non à une mauvaise volonté du transporteur — les dispositifs existent, ils sont publiés, et ils paient quand on les saisit.
Pour être indemnisé, il faut successivement :
- savoir que le droit existe, et connaître le bon seuil : 30 minutes pour la Garantie G30 de la SNCF, 60 minutes pour le plancher européen qui s'applique à toutes les compagnies ;
- savoir que son train a été en retard au sens du transporteur, ce qui se constate à l'arrivée et se vérifie plus tard, pas au moment où l'on est sur le quai ;
- retrouver sa référence de dossier, souvent enfouie dans un courriel de confirmation vieux de plusieurs semaines ;
- trouver le bon formulaire — celui de la G30 est distinct de l'espace client habituel ;
- le faire dans le délai fixé par les conditions de vente de la compagnie, qui est court.
Deux situations aggravent mécaniquement le non-recours. En dessous de 60 minutes de retard, la SNCF n'indemnise qu'en bon d'achat : le rapport entre l'effort demandé et ce qu'on obtient décourage une partie des voyageurs. Et sur un déplacement professionnel, la personne qui a subi le retard n'est pas celle qui a payé le billet : la réclamation n'est le travail de personne, et elle n'est presque jamais faite.
À la date de mise à jour de cette page, l'indemnisation reste déclarative sur le ferroviaire français : le formulaire de la Garantie G30 existe toujours, et rien n'est versé tant que personne ne l'a rempli. C'est précisément ce qui produit l'écart entre 6,5 et 2,3 millions.
Ce que nous faisons de ce constat
Nous ne créons aucun droit et ne négocions rien : le droit est déjà là, et il n'est simplement pas exercé. Nous supprimons les étapes qui font renoncer.
Vous nous donnez le numéro du train, la date et la gare d'arrivée. Nous croisons ces éléments avec les données publiques de circulation pour vous dire tout de suite si le dossier vaut la peine d'être déposé, puis nous le déposons depuis notre propre compte professionnel. L'indemnité vous est versée directement par le transporteur ; nous ne détenons jamais votre argent, et nous ne facturons rien tant que vous n'avez pas été payé en virement. Le détail des seuils et de la commission est dans notre guide de la Garantie G30, et les droits que le règlement européen garantit en plus sont ici.
Le cas du déplacement professionnel est traité de la même façon : le voyageur reste celui qui a qualité pour réclamer, même quand l'entreprise a payé le billet.
Ce que vous récupérez
75 % du prix du billet dès 3 h de retard
25 % de commission, uniquement si vous êtes indemnisé par virement. Gratuit dans tous les autres cas.
Vérifier mon trajetOù vérifier par vous-même
Nous sommes payés quand vous êtes indemnisé, donc vous n'avez aucune raison de nous croire sur parole. Les quatre chiffres de cette page sont publics et vérifiables ; si l'un d'eux vous surprend, allez à la source.
- Autorité de régulation des transports — observatoire du marché du transport ferroviaire
- Question écrite n° 7132 — Assemblée nationale
- « Après un retard de train, de nombreux voyageurs renoncent à se faire indemniser » — franceinfo, 3 avril 2025
- Familles rurales — enquêtes et études de consommation
- Le formulaire officiel de réclamation G30 — SNCF
- Le règlement (UE) 2021/782, texte intégral — EUR-Lex
Les chiffres cités portent sur l'année 2023, la dernière pour laquelle le rapport de l'ART était disponible à la rédaction de cette page. Ils seront remplacés quand un exercice plus récent sera publié. En cas d'écart entre cette page et le document source, c'est le document source qui fait foi.
Questions fréquentes
›Combien de voyageurs ne réclament jamais leur indemnité de retard ?
Près de deux sur trois. En 2023, 6,5 millions de voyageurs ferroviaires remplissaient les conditions pour être indemnisés en France, toutes compagnies confondues, et 2,3 millions l’ont été. Source : Autorité de régulation des transports, Rapport sur le marché du transport ferroviaire en 2023, publié en février 2025.
›Combien d’argent n’est jamais réclamé ?
119 millions d’euros étaient dus par le groupe SNCF en 2023, 49 millions ont été réclamés : 70 millions, soit 59 % du montant, n’ont jamais été demandés. Ces chiffres viennent d’une enquête franceinfo et ne couvrent que le groupe SNCF, là où les 6,5 millions de voyageurs couvrent toutes les compagnies.
›Pourquoi si peu de voyageurs réclament-ils ?
Parce qu’il faut réunir cinq conditions à la suite : connaître le droit et son seuil, savoir que le train a été en retard au sens du transporteur, retrouver sa référence de dossier, trouver le bon formulaire, et le faire dans le délai des conditions de vente, qui est court. En dessous de 60 minutes, la SNCF n’indemnise qu’en bon d’achat, ce qui décourage une partie des voyageurs.
›L’indemnisation d’un retard de train est-elle automatique en France ?
Non. Sur le ferroviaire français, elle reste déclarative : rien n’est versé tant que le formulaire n’a pas été rempli. La question écrite n° 7132 de Mme Marie-José Allemand, publiée au Journal officiel le 27 mai 2025 et à laquelle le ministère a répondu le 9 septembre 2025, interroge le gouvernement sur une indemnisation versée sans démarche du voyageur.
›Qui peut réclamer quand l’entreprise a payé le billet ?
Le voyageur : c’est lui qui a subi le retard et qui a qualité pour réclamer, même quand l’entreprise a payé le billet. C’est aussi la situation où la réclamation n’est le travail de personne, et où elle n’est presque jamais faite.